De l'autre coté du miroir...

18 avril 2009

Présentation

Bienvenue sur mon blog, "De l’autre coté du Miroir".

Ici, seront présentés en majorité quelques textes ou nouvelles écrites par mes soins, traintant toutes plus ou moins, les domaines de la Fantasy et de la Dark Fantasy...

Voyez ces écrits comme une sorte de reflets de notre réalité à travers un miroir qui nous révêle ce que l'homme ne peut pas voire de ses propres yeux. Une sorte de fenêtre en somme, sur un monde aux tonalités sombres et envoutantes...

Il y aura également certain textes, basés sur des interrogations personnelles ou des experiences plus ou moins vécu. Ce sont des textes assez simples, naïfs et trés mélancoliques, diront certains. Enfin, c'est à vous de voire... ^^

Mes Inspiration/Sources:

Mes nouvelles sont en majorité influancées par l'unnivers de grand auteur tels que J.R.R Tolkien, Raymond.E Feist, Jean Louis Fetjaine, Stefen King et Marion Zimmer Bradley ainsi que quelques trés vieux contes anglais, nottament "Peter Pan" de James B. Howard,  "Alice au pays des merveilles" de Caroll Lewis et bien d'autres encores..

Je reconnais que mélanger les anciens contes pour enfants à l'atmosphére noire qu'est la Dark Fantasy est une manipulation assez dangueureuse, mais il en ressort quelques chose de nouveau et d'assez sombre mais qui garde tout de même cette atmosphère enfantine....les textes peuvent être alors à double tranchant...

Quand aux autres, ils sont plus personnels. Ils se basent en majorité sur des interrogations personnelles, rêves ou fantasmes, des experiences plus ou moins vécus. Bref, assez naïf et mélancollique, en toute simplicité... 

Mon écriture:

Au niveau du style d'écriture, je préfere vous prévenir que je suis assez linéaire. Je peux mettre des mois avant de poster quelque chose de nouveau, tout comme poster plusieurs textes à la suite en quelques jours.

Il est également possible que certaines nouvelles n'auront pas de suites, puisque qu'elles naissent dans mon esprit en de vaste scénes qui doivent être rédiger au plus vite sur du papier sous peine d'etre jetées aux oubliettes, ce qui est parfois regrettable quand cela peut tomber sur un bon sujet...

L'auteur:

Jeune fille de 18ans à l'imagination débordante. J'ai deja publié quelques écrits qui traitent sur l'unnivers du jeu vidéo de Final Fantasy VII sur le site Fanfiction.net sous le pseudonyme d'Ysa666.                                                                   Ces écrits marquent le tout début de ma passions pour l'écriture, vous y verrez ainsi des histoire tremblantes mais rudement bien entrainante et passionnante (avis des lecteurs qui m'ont suivie durant leurs publication, bienqu'elles sont innachevées et encore en cours d'écriture) mais avec quelques fautes pitoyables de grammaire et de conjugaison. (N'empeche que si vous souhaitez y faire un tour, cliquer sur le lien en violet, vous tomberez directement sur mon profils avec toutes mes fictions en bas). Voila ^^

Autre chose ?:

J'accepte tout commentaires. Ils sont les bienvenus, quel qu'ils soient ; bon ou mauvais. Mais je vous préviens néamoins, que ce blog n'est pas un "défouloir" pour les grossiertés, et autre vocabulaire péjoratif, donc, vous serez dispenser d'écrire des commentaires de ce genre (en gros = pas de gros mots ici). A part ce léger détail, si vous appréciez mes écrits, je vous invite à m'aider pour que je puisse m'améliorer ou bien corriger mes fautes...

Je pense avoir fais le tour de la présentation, je vous souhaite donc une trés bonne lecture...

MonaYsa.

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19 avril 2009

La clef des rêves

La Clef des rêves

Chapitre 1 (partie 1)

Il était là sous la pluie, sans doute à attendre quelqu’un qui ne viendrait jamais. Et pourtant, malgré cette solitude, il continuait d’espérer de voire apparaître quelqu’un au détour d’une rue, sous la pluie glacial de ce jour d’hiver.

Prés de lui, un réverbère aussi vieux que le monde. Sa lueur perçait à présent la faible obscurité qui s’était installée sur la place, et semblait réchauffer ce corps aussi immobile qu’une statue de marbre.

Lorsque je décidais de m’avancer vers lui, curieuse d’en savoir plus sur lui, celui-ci se tourna vers moi, révélant un visage aux lignes dure, presque brutal et en même temps emplie de douceur.

Ses yeux d’un bleu sombre, presque noire, me dévisagèrent attentivement. Une lueur vive flottait avec hésitation dans cet océan qu’était son regard.

"     Etes vous Gwenaëlle ? demanda-t-il d’une voix grave qui s’accordait parfaitement avec son physique. 

-          Oui, répondis-je surprise. Comment savez-vous mon prénom ?

-          C’est une amie à vous qui m’a prévenue où est ce que je pourrais vous rencontrer, répondit-il doucement.

-          Une amie ? "demandais-je en fronçant les sourcils.

L’homme hocha la tête. Il eut une rafale de vent, et l’air s’engouffra soudainement sous son long manteau le soulevant furieusement en dévoilant une fine chemise de coton. L’homme resserra les pans de sa veste et se recroquevilla légèrement sous la morsure du froid.

"        Venez, fis-je en l’observant ave inquiétude. Vous allez attraper froid.

L’homme leva la tête vers moi, le regard hésitant.

-         Je ne voudrais pas vous gênez, murmura-t-il. Je suis juste venu vous apporter son message...

-         Vous me gênerez plus si vous vous mettiez à geler sur place, riais-je nerveusement sous son regard bleu océan. Et puis, je n’ai pas envie que vous tombiez malade par ma faute. Vous deviez sûrement m’attendre depuis des heures…

-         Des jours, " fit l’homme d’un maigre sourire.

Je l’observais quelques seconde, intrigée par le sens de sa réponces, et lui fit ensuite signe de me suivre.

Tandis que je me dirigeais vers la boutique, je sentis la présence de l’inconnu sur mes pas, me suivant de ni top prés ni trop loin, mais juste assez pour que je le sente dans mon dos. Et cette sensation me rendit étrangement mal à l'aise. Quel était donc ce fameux message. Et de qui provenait-il ? 

Au court de ma vie, je n'ai jamais vraiment eut des amis, car j'étais de nature assez solitaire. Mais le peu que j'arrivais à m'en faire me comblait d'un étrange sentiment de bien être. Si étant soit peu que c'en était vraiment. Car pour moi, il ne s'agissait juste de simples connaissances avec qui je sympatisais, mais que je perdais aussitôt de vue dés que nous séparions, sauf avec de rares exeptions. Et aujourd'hui, le fait que l'un d'eux puisse désirer reprendre contact par l'intermédiaire d'un étranger était vraiment étrange....

Arrivé devant la boutique, j’ouvris mon sac à main et attrapais d’un geste nerveux mes clefs. Ma main tremblait lorsque j’enfonçai la clef dans la serrure de la porte, et en la sentant s’ouvrir doucement, je me pus m’empêcher d’expirer de soulagement.

Aussitôt entrés dans la boutique, je refermais vivement la porte derrière l’homme. Ce geste étouffa aussitôt le bruit du vent, nous plongeant alors dans un silence des plus vides et plus gênant.

Sur les étagères en bois fixées le long des murs, des poupées de porcelaines nous observaient silencieusement tandis que nous nous débarrassions de nos manteau, comme attendant la suite des événements.

Façe à la multitude de visage souriants tournés dans notre dirrection, j'eu pendant un bref instant soudaine impression de jouer une pièce de théâtre pour ces petites demoiselles aux joues rose bonbon et aux boucles d’or.

Le souvenir de ma toute premiere pièce de théatre au lycée me remonta alors en tête, lorsque j'apperçu mon ancien costume au fond de la piece, prés de la porte qui donnait sur la réserve.

Le costume en question était une jolie robe de marquise en satin couleur lune, le tout élégament brodé de dentelles et de petites perles nacrées. 

L’inconnu sembla également remarquer le costume puisqu’il s’y avança et y frôla du bout des doigts les broderies d’argent. Il semblait rêveur et lorsqu’il sentit que je l’observais, celui-ci se retourna vers moi, un sourire gêné sur ses lèvres fines.

      "          Désolé, murmura-t-il en baissant aussitôt les yeux.

-          Oh non, fis-je en m’avançant vers lui. Ce n’est pas grave….

Il releva les yeux vers moi. Et croisant son regard, je stoppais aussitôt. Bon sang, il y avait quelque chose qui clochait chez ce type.

-          Heu…dis-je timidement. Vous disiez venir de la part d’une amie….

L’homme sourit.

-          Oui, c’est une jeune femme du nom de Annabelle Mering, répondit-il.

-          Annabelle Mering ? répétais-je en fronçant les sourcils.

L’homme parut inquiet, voire complètement déstabilisé.

-          Vous…vous ne connaissez pas Annabelle Mering ? demanda-t-il. Pourtant cette femme m’a assuré vous connaître depuis fort bien longtemps….

-          Je…."

Bien sure que je connaissais Annabelle Mering. Mais cela datait depuis deja quelques années. Plus exactement, mes année au lycée et nous nous étions perdu de vue à la sortie du bac.

Nous étions toute les deux dans la même chambre à l'interna, et malgrés cette proximité, nous n’étions pas ce que nous pouvions qualifier de meilleures amies. Nous nous entendions bien certe, mais il y avait quelque chose chez elle qui m'effrayer un peu.

Annabelle était une fille irréprochable certe, mais elle avait un coté mystérieux et trés réservé qui semblait parfois prendre le dessus. Et au lieu de faire façe à une adolescente de 16ans, j'avais parfois l'impression d'être en face d'une jeune femme mûre, deja loin des problème d'adolescents.

"        Je connais effectivement Annabelle, répondis-je avec hésitation. Enfin du moins...je la connaissais, car voyez vous, nous nous sommes perdue de vue depuis presque quatre ans. Alors, comprenez le fait que vous venez de sa part me surprend assez…

L’homme hocha la tête, compréhensif.

         -  Oui bien sur..."

Il plongea une main dans sa poche et en sortit une chaîne en argent, auquel pendait un médaillon de forme ovale, avec en son centre une gemme d’un bleu profond, qui pourtant avait des reflets violine. La pierre était parcourue par de fines veinures blanches presque argentées.

"… mais elle m’a demandé de vous remettre ceci, expliqua l’homme.

Je tendis la main et accueillis le médaillon au creux de ma paume. A ma plus grand surprise, il n’était pas aussi lourd que je ne le pensais, il était même très léger, si léger que l’on pouvait presque en oublier sa présence au creux de la main.

-          Et…pourquoi désire-t-elle me remettre ce…médaillon ?demandais-je hésitante.

-          Elle a dit que vous comprendriez par vous même, rajouta-t-il en me voyant le tourner dans tout les sens.

-          J’ai peur que ce ne soit le contraire, fis-je en riant nerveusement. Je ne comprends pas du tout pourquoi elle m’a envoyé ce pendentif…

L’homme sourit.

-          Ne vous inquiétez pas. Vous trouverez le moment venue pourquoi est ce qu’elle vous a envoyé ce bijou.

-          J’espère, " murmurais-je en retournant une énième fois le pendentif.

Cette fois, je remarquais un détail qui m’avait échappé lors de ma première observation. De fines gravures étaient inscrites au dos du médaillon, dessinant des formes sinueuses qui me semblèrent étrangement familières. Pourtant, j’étais dans l’incapacité la plus totale à m’en souvenir. 

L’homme sembla fouiller une nouvelle fois dans les poches de son manteau et cette fois en sortit un vieil ours en peluche, blanc comme la neige, mais qui avait jaunie à cause de l’age. Un vieux ruban était noué autour de son cou. Je notais alors qu’il était de la même couleur que la gemme du médaillon.

"          Mais…fis-je en prenant l’ours contre moi. C’est le sien !"

En effet, combien de fois déjà, l'avais-je vue brandir cet ours de peluche le soir avant d’aller se coucher, vantant qu’il était son ami de toujours, celui auquel elle confiait tout ses secrets. Et le revoir aujourd’hui me donnait la preuve que cet homme venait effectivement de la part d’Annabelle.

"         Mais, pourquoi avez-vous cet… ?

-          Elle vous le donne.

-          Quoi ? fis-je surprise

Je regardais une nouvelle fois l’ourse en peluche, ne comprenant absolument pas quoi faire.

-          Elle a dit qu’il vous servira fidèlement, expliqua l’homme doucement.

-          Me servir ? demandais-je surprise. Mais ce n’est qu’une peluche…

-          Cet ours est votre gardien, votre guide dans le monde des rêves. Jamais il vous abanndonnera. Vous êtes son maître dés à présent, murmura l’homme d’une voix soudainement étrange. Il saura vous faire retrouver l'ancien monde...

-          Pardon ?

-          Mais pour y parvenir, il vous faut regarder au delà du réel, vous devez retrouver l'enfant qui sommeil en vous, continua-t-il. Seul l’éveil de l’âme vous permettra d’entrer dans leurs mondes…                               

Je reculais légèrement, gênée. Cet homme était fou à lier ! Il racontait n’importe quoi ! 

-          La clefs des rêves est entre vos mains, et le guide à vos cotés…choisissez de revenir aux anciennes sources pour revoire les fées d’or et d’argents vous sourire à nouveau, ou avancez jusqu'au frontière de la fin des rêves, et oubliez ce pourquoi vous êtes venue...

-         Mais qu’est ce que vous raconter ? m’écriais-je d’un ton passablement inquiet.

L’homme ne répondit pas, il ferma les yeux et son visage se crispa en une grimmace douloureuse, puis il s’effondra brusquement sur lui-même.

Au même moments les ampoules des lampes du plafond explosèrent, projetant milles étincelles et morceau de verre. Par réflexe, je me jetais au sol, recouvrant l’homme de mon corps pour le protéger des éclats de verre.

Et sans raison apparente, les armoires et étagéres fixées au mur cédérent violament, faisant dégringoler sur nous les centaines de poupées en une avalanche de couleurs pastels.

Le vacarme était insuportable. Tout mes meubles se fracassaient au sol et je remarquais avec panique que la vitrine de la boutique avait commencé à vivbrer violament. Je me recroquevillais alors, craignant qu'elle ne finisse par exploser.

Mais soudain, ce fut le silence totale.

En me redressant doucement, je put alors contempler le chantier qu'était désormais ma pauvre boutique. Je jetais un coup d'oeil à la vitrine et vis qu'elle était fissurée de part en part.

Je fouillais la pièce des yeux, et aperçu l’homme, dépassant du tas de poupées qui semblaient rire de la pagaille mise dans la boutiques.

-          Est-ce que ça va ? demandais-je en m’approchant de lui complément inquiète à l’idée qu’il ait put faire un malaise ou être blessé.

-          Je…heu…oui, fit-il en se redressant difficilement en repoussant les poupées, qui semblaient vouloir s’accrocher à son pantalon, ainsi qu’aux pans de son manteau de leurs petites mains aux doigts fins..

Il épousseta son manteau et je remarquais alors une chaîne en argents autour de son cou. Et au bout de cette chaîne, pendait le même pendentif qu’il m’avait donné quelques instants plus tôt. Sauf que la pierre, elle, était d’un vert profond, qui semblait diffusé une douce lueur émeraude dans l’obscurité de son manteau.

L’homme sembla remarquer mon regard, puisqu’il se saisit de son bijou et le mit aussitôt à l’intérieur se chemise, à l’abri de tout regard.

-          Je…je crois que je ferais mieux de partir, murmura-t-il en se retournant brusquement. Je ne peux vous dérangez plus longtemps…

-          Mais vous…

-          J'ai délivré mon message, continua-t-il. Et ils doivent surement être au courant que la clef à changer de porteur. Ils vont tous faire pour la retrouver ainsi que celui qui la détient. Je risque de les mener à vous si je reste plus longtemps…

L’homme se dirigea vers la porte de sortie. Je sentis la curiosité et l’inquiétude s’emparaient de moi. Et puis quoi encore ! C’était quoi cette histoire de clef ? Et qu’est ce que voulait dire tout ce charabia qu’il m’avait sortit tout à l’heure ?

-          Ors de question que vous quittiez cette boutique ! Criais-je en le rattrapant. J’exige des explications !

-          L’heure n’est pas au explication, Gwenaëlle, souffla l’inconnue et me contournant.

-          Je refuse de vous laissez partir ! fis-je en m’interposant cette fois entre lui et la porte. Pourquoi est ce qu’une amie, vieille de quatre ans, décide de ressurgir dans ma vie ? Pourquoi est ce qu’elle me lègue a moi, un médaillon et son vieil ours en peluche ?!? Et c’est quoi cette histoire de clefs des rêves, et de porteur ?

L’homme leva les yeux vers moi, plongeant ses yeux bleus dans les miens. Bleu comme le ruban et la gemmes, songeais-je distraitement.

-          Vous avez tant de chose à découvrir, Gwenaëlle, dit-il d’une voix douce. Tant de chose à accomplir. Ne vous laissez pas distraire…

-          Quoi ? fis-je en fronçant les sourcils. Mais de quoi parlez vous bon sang ?!?

Il eut un sourire doux, qui eut le don de me faire brusquement rougir sans que j’en comprenne la cause.

-          Si vous voulez des explications, demandez à votre gardien, répondit-il en désignant l’ours en peluche blottit au creux de mes bras.

J’écarquillais les yeux de surprise, ouvrant la bouche pour répliquer, mais l’homme me saisit des épaules et me poussa doucement sur le coté. Son regard était à présent voilé par une étrange lueur sombre.

-          Une dernière chose, dit-il. Ne confiez  votre clef à personne, Gwenaëlle. Pas même à votre gardien, même si il est digne de confiance.

-          Et vous ? fis-je méfiante. Et si j’ai envie de vous la redonner ?

L’homme sourit, un air énigmatique.

-          Elle ne me servirait à rien…

-          Vous en portez une aussi ! fis-je méfiante. Pourquoi ne vous servirait-t-elle à rien ! Ca vous fera deux clefs comme ça !

Il secoua la tête, amusé.

-          Je ne pourrais pas l’utiliser, dit-il. Chaque clefs à son porteur et c’est ainsi. Votre gardien vous expliquera tout cela une fois qu’il sera éveillé. Maintenant, je dois partir…

Il eut un regard inquiet vers l’extérieur, dans les profondeurs de la nuit.

-          Je n’ai que trop tardé, souffla-t-t-il. Ils vont finir par me retrouver et vous avec la clef.

-          Mais qui « ils » !!!demandais-je intriguée.

L’homme ne répondit pas. Sans un regard, il ouvrit la porte et sortit, puis s’enfonça dans les ténèbre de la nuit, son long manteau flottant derrière lui, tel une cape agitée par le vent. Lorsqu’il eut disparue de mon champ de vision, je sentis un frisson me parcourir l’échine. Bon dieu,  qu’est ce que c’était toute cette histoire ? Pensais-je en refermant la porte.

Je regardai alors l’ours en peluche, toujours accroché à mon pull, songeuse. Celui ci me renvoya un regard inexpressif de ses yeux bleu océan. 

A suivre....         

      

 

 

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29 avril 2009

Secret n°1

Secret n°1

Qu'est ce que vraiment l'immortalité?

C'est le fait de n'être pas sujet à la mort, d'être impérissable, de devoir durer et vivre éternellement...

Certain disent que l'immortalité est un don...d'autres pensent que c'est une malédiction.

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Il y a bien longtemps, une jeune femme tomba amoureuse d'un homme qui vivait depuis la nuit des temps, destiné à voire le monde s'écrouler sous ses yeux. Par amour pour lui et non par convoitise et peur de la mort, elle voulu devenir égale à cet homme, afin de vivre à ses cotés...

" (...) Lucie. Tu m'a dis que tu désirais être immortelle, est ce bien cela? Pauvre petite fille innoçente, pauvre petite luciole qui désire se perdre d'elle même...

Je ne te comprend pas. Tu as tout pour être heureuse...alors pourquoi ?!?

Pourquoi abandonner cette vie merveilleuse, cette vie enrichie par la lumieres, les couleurs et les odeurs, pour une existance qui as deja tout perdue d'avance?

Regarde moi. Je ne suis qu'une ombre. Je ne vis plus que dans l'obscurité, fuyant la lumiére comme la peste tant elle m'effraye par sa froideur...

Si tu savais combien l'éternité est longue, je ne pense pas que tu désirerais être à mes cotés...et tu comprendrais le sens de mes paroles...

Oh, fille de la lumiere, Lucie. Ma Lucie...

Saches que chaque jours est d'un ennuie mortel, et que le soleil a perdu au fil des années son éclat étincellant et chaleureux. Il semble soudainement si glacial et terne. Le ciel a perdu lui aussi sa clarté, devenant sombre et troublé.

A travers le temps, ton corps ne change pas. Il reste éternellement sous cette envelope de chaire, cessant d'évoluer, de grandir et de veillir. Les cheveux ne poussent et ne tombent plus, et c'est un vrai dilème lorsque si tu décide un jour de couper ta belle chevelure d'or et de lumière, et que le jour suivant tu les désires de les avoirs de nouveau longs...

A travers le temps, la mort n'a plus d'emprise sur toi. Voyant que tu la rejoindras pas, celle ci cesse alors de te courir aprés, et c'est maintenant avec fureur qu'elle voit la moindre blessure grave, cicatriser instantanément. Où alors c'est avec moquerie qu'elle te vois attenter à tes jours, mais qui se résoult désormait en de misérables et douloureux échecs.

Hélas oui ma petite luciole, l'immortalité t'épargne certe la mort, mais pas la souffrance....

A travers le temps, tu reste immobile, telle une statue de marbre et tu observe le monde bouger. Puisque tu ne veillit plus, tu le vois veillir et évoluer à son tour. Tu vois les gens auquels tu es attachés mourir, partir sans toi sans un regard en arrière. Ils continuent le chemin, s'avançent là où tu n'as pas voulus aller. Ils épousent la mort, calmes et paisibles, immortels à leurs tour...mais seulement dans tes souvenirs...

Et à force de contempler ce monde qui dépêrit à force de grandir, tu finis par t'en lasser. Tu en as tellement vu, que tu te t'interesses plus à rien. Lucie, dis moi. Toi qui t'émerveille de chaque nouveautés, te vois-tu vraiment perdre cette joie de la découverte?

Et sache aussi, que bientôt, ce désert solitaire et intemporel finit par te tuer. Tu n'as plus rien. Tu n'es plus rien. Pas même un nom. Juste une ombre que l'on oublie aussitôt, à travers l'échelle du temps.

Tu deviendras alors comme moi. Invisible dans ton décors si lumineux, qui ne sera alors plus qu'un souvenirs amére comme les autres. 

Lucie, petite lumiere si vive...veux-tu toujours être à mes cotés? Perdre ton éclats qui a sut tant m'émouvoir aprés tant d'années de silence?

Désire tu vraiment devenir comme moi? Etre immortelle? (...) "

- Oui...

- Pourquoi?

- Par ce que je t'aime....

Certain disent que l'immortalité est une bénédiction...d'autres pensent que c'est une maléction...

.... Une malédiction qui peut souvent prendre fin, lorsque met fin à sa solitude

   

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07 juin 2009

Secret n°2

SECRET N°2


Te souviens-tu de ce jour sans fin?
Celui où le soleil avait cessé de disparaitre?
Celui où la lune n'etait plus là pour guider tes pas
Celui où tu as du apprendre à vivre en solitaire...

Te souviens-tu de notre rencontre ce jour là?
Tu marchais à la lumiere, perdue, et moi dans ton ombre.
Je t'ai frollé, mais tu n'as rien sentit.
Aurais-tu seulement tourner la tête pour me voire?

Te souviens-tu de notre premier baiser ?
Non, puisqu'il n'existe pas.

Changeons la réalité....

Te souviens-tu de notre premier baiser?
Tu étais si distante, alors que j'étais prés de toi.
Je me suis approché, et comme un appel lancé,
mes paupiére de sont fermées.
Mais tu as reculé, trop effrayée.

La réalité veut nous rattraper...
Effacer cette histoire qui ne doit pas exister.

Te souviens-tu de cette nuit ?
Oui, tu t'en souviens.
De ton corps contre le mien.
Tu dormais paisibilement, aussi belle qu'un ange.

Te souviens-tu de mon amour?
De la rosée qui de dépose sur nos corps enlacés?
De la givre dans tes cheveux?
De cette chaleur quand tu as ouvert les yeux?

Te souviens-tu de mon amour?
Non, parceque tu as deja tout oublié.
Parceque notre histoire n'a jamais existé...

Tu es partie sans un regard....
Vers l'infinité...

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Secret n°3

SECRET N°3

Je t'observe calmement.

Les yeux clos, tu sembles rêver au firmamant.

Ton souflle régulier  me berce et d'une mains agile je joue avec tes mêche d'un noir intense.

Mes doigts frollent accidentellement ta peau et un courant électrique, à la fois doux et violent me pourcourt.

La tentation est née, mais oserais-je seulement te retoucher?

Tu semble si paisible. Je ne voudrais pas te réveiller.

Alors, d'une caresse lègère et timide, je fais glisser doucement mes doigts sur ta joue.

Elle est froide comme le marbre, mais aussi douce que le satin.

Mon coeur bat. Le délice est là.

Je continue ma progession, dessinant les courbes de ton visage du bout de tes doigts,

Toujours aussi timide, mais le coeur avide...

Et puis soudain, malgrés tes yeux clos, un sourire paisible se lit sur tes lévres.

Lévres sensuelles et vermeilles.

Un sourire qui invite...

Le coeur qui bat. La tentation est là....

J'ose ou j'ose pas ?

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09 juillet 2009

La clef des rêves

La clef des rêves

Chapitre 1 (partie 2)

(...) Je regardai alors l’ours en peluche, toujours accroché à mon pull, songeuse. Celui ci me renvoya un regard inexpressif, dont la couleur m’intriguait de plus en plus.                           

-          Bleu, toujours cette couleur, remarquais-je en regardant la pierre du pendentif, toujours niché au creux de mes doigts, ainsi que le ruban noué autour du cou de la peluche.

Je soupirais et posais l’ours sur le comptoir, ainsi que le médaillon. Mais après réflexion, pour éviter qu’il ne tombe du comptoir et ne se perde au milieu du chaos environnant dans la pièce, je décidais d’enfiler la chaîne autour du cou du petit ours. Je me retournais alors, m’apprêtant à ranger les dégâts que le « tremblement de terre » avait causés. Mais à ma plus grande surprise, tout était en ordre. Rien n’avait bougé, comme si il n’y avait jamais eut de séisme.

Les poupées, avec leur éternel sourire, semblaient amusées, voire presque moqueuses de me voire aussi perplexe, les bras ballant le long du corps. Je m’avançais alors au milieu de la pièce, ne comprenant absolument pas ce prodige.

- Mais….

Je jetais un coup d’œil à la vitre ; la fissure était toujours là, preuve que tout ceci n’était pas le fruit de mon imagination.

Sentant la peur et la confusion m’envahit, j’attrapais alors mon manteau, ainsi que des clefs sur le comptoir et en passant devant la peluche, je m’arrêtais brusquement et fis marche arrière pour revenir face à lui.

L'espace d'un instant, il m’avait semblé que petit ours était comme vivant. Sa tête était penchée en avant, tombant sur son torse rebondit, et ses yeux fixés sur moi, reflétaient la lumière de la lune qui passait au travers de la vitrine. Et cette même lumière, semblait animer un semblant de vie dans ce regard habituellement flou et vide, lui donnant un air boudeur, comme s’il refusait que je parte sans lui.

Troublée, je lui relevais donc doucement la tête. Et en croisant son regard saphir, un léger sourire me naquit aux lèvres.

-          Allez, pas la peine de faire cette tête là ! Murmurais-je dans un état second. Je t’emmène avec moi.

Je jetais un coup d’œil aux poupées.

-          Et puis, je ne vais pas te laisser avec elles, dis-je faiblement. Elles risquent de vouloir te prendre ton ruban pour l’offrir à Marina.

Je sais, parler un ours en peluche à mon age était quasi ridicule, mais j’avais la drôle d’impression que l’ours en question écoutait chacune de mes paroles, comme autrefois avec Annabelle, lorsqu’elle nous racontait des histoires le soir après l’étude à l’interna.

D’ailleurs tout ceci me paraissait absurde, et pourtant…

J’avais pris habitude de l’imiter à force de fréquenter la jeune fille, et en créant cette « boutique de poupées », cette drôle d’habitude ne m’avait pas quitté d’un pouce.

J’avais donc finit par nommer ces petites dames de porcelaine, et m’évertuais parfois à raconter chacune de leurs histoires aux fillettes qui désiraient en acquérir une. C’était une façon à ce qu’elles s’attachent à ces drôles de demoiselles, et les parents ne prêtaient volontiers au jeu.

Mais étrangement, l’une d’elle était pour moi invendable. Marina.

Marina était une jolie petite marquise aux longues mèches d’or, fines et bouclées. Ses joues étaient rose pastel et ses lèvres pulpeuses était d’un rouge fraise. Elle possédait des yeux uniques ; un bleu si clair, qu’on aurait presque dit qu’ils étaient blancs.

Et sa robe de satin, était digne des robes du temps de la renaissance. Dentelles, perles, broderies, le tout sur une fine couleur crème et satineuse.

Cette poupée était ma préférée et la plus belle de toutes. Nombreux furent ceux qui voulurent l’acheter, mais à chaque fois, je refusais de la leur vendre, tant je tenais à elle, c’était ma préférée, ma protégée, ma poupée ! La reine de ce petit monde immobile, ma petite fille. Elle avait pour moi une très grande valeur sentimentale.

Je souris en apercevant son sourire malicieux, autre particularité que j’aimais bien chez elle. Apparemment, elle avait comprit qu’on parlait d’elle.

-          Désolée ma grande, fis-je amusée. Le ruban est à lui. Je t’en donnerais un autre, promis….

Son sourire ne disparu pas, l’air de dire que j’avais intérêt à tenir ma promesse, comme si elle avait une idée coquine derrière la tête.

Le coup du rangement de la pièce à la vitesse de la lumière me revint en tête, et je sentis un frisson me parcourir d’échine. Un frisson d’inquiétude, le même qui m’avait parcourue le dos en voyant l’homme disparaître dans la nuit.

Je lâchais du regard Marina, et attrapais l’ours en peluche.

Puis je sortis de la boutique, prenant bien soin de fermer la porte à clefs et de baisser la grille. Puis, une fois que tout fut fermé, je partie en direction de mon appartement, situé juste au dessus de la boutique, avec une seule idée en tête ; plonger dans mon lit, dormir et tout oublier...

A suivre...

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La clef des rêves

La clef des rêves...

Chapitre 2 (partie 1)

Dans la boutique, un silence des plus total régnait dans la pièce. Les rayons de la lune, passant au travers des grilles et des vitres, éclairait faiblement la pièce et notamment l’étalage où était entreposée une jolie fée aux cheveux d’or et aux yeux bleu pâles.

Sa robe crème en satin et couverte de perles, étincelait de milles feux, éclipsant les autres fées, elles même recouvertes de perles et de dentelles.

Et c'est dans ce silence des plus reposant, qu'elle commença alors à s’éveiller, son sourire s’élargissant, prenant presque un air d’euphorie. Ses yeux, habituellement vide et terne, prirent alors un éclat à la fois vif et doux.

La petite poupée cligna des yeux plusieurs fois et finit par observer les lieux. Satisfaite, d’être la seule à s’éveiller ce soir là, elle se dégagea du rang où elle était rangée et de ses petits membres de porcelaine, se dirigea jusqu’au bord de l’étagère et s'assit tranquillement, savourant ce doux moment de solitude.

-          Marina, que faîtes vous ? demanda soudainement une voix claire.

La poupée tourna vivement la tête par dessus son épaule, grimaçant en sentant une légère douleur dans le cou gracile et apperçut derriere elle une autre poupée.

Celle-ci avait de longs cheveux ébène, nattés à l’aide du ruban couleurs pêche. Sa robe, du même ton ne disposait pas de dentelles, ni de perles, mais d’un simple tablier d’une blancheur immaculée aux quelques broderies. Ses yeux chocolat, reflétaient beaucoup d’inquiétudes.

-          Andréa, fit-elle en se relevant.

-          Qu’est ce que vous faites ? demanda la brunette en s’avançant sur ses petites jambes.

-          Aucune idée, avoua Marina. J’avais envie de me promener…cela fait longtemps que je ne m’étais pas réveiller…

-          Mais vous êtes entrain de briser le pacte ! gémit Andréa. Nous ne devions nous réveiller que lorsque le gardien nous en donnerait l’ordre !

-          Alors pourquoi es-tu là à me parler, fit malicieusement la blondinette en souriant de son air malicieux si habituel.

-          Par ce qu’elle refuse de nous voir punies par votre faute! fit une troisièmement voix.

Les deux poupées se retournèrent. Une troisième petite demoiselle s’avançait vers elles. Celle-ci avait de longs cheveux bouclés et roux. Sa peau laiteuse possédait de nombreuses taches de rousseur et ses yeux étaient vert émeraude.

-          Décidément, vous avez toutes décidé de vous réveiller avant l’heure on dirait, fit joyeusement Marina.

La rouquine foudroya la poupée, ce qui n’enleva pas pour autant le sourire malicieux des ses lèvres.

-          Je me suis réveillée, car je savais que vous alliez encore faire des bêtises !

Marina éclata de rire, tandis qu'Andréa eut un regard affolé en direction des autres poupées.

-          Chut ! Siffla la rouquine. Taisez vous donc ! Vous allez finir par réveiller toutes les autres !

-          Allons Muriel, fis Marina. Ne craignez rien ! Elles sont trop peureuses pour oser contrarier le gardien ! Elles n’oseront jamais !

Elle se retourna et contempla la pièce d’un air mélancolique. Derrière elle, Muriel s’avança, suivie d’Andréa.

-   Prenez garde Marina, murmura-t-elle. Vous êtes peut être la plus importante d’entre nous, mais n’oubliez pas que le gardien n’y vois aucune différence ! Pour lui, vous et moi sommes identiques et il n’hésitera pas à vous punir pour avoir enfreint le pacte !

-          Et bien qu’il me punisse ! soupira Marina. Je dormirais ainsi  pour les cents prochaines années à venir. Cela ne me dérange guère…

Muriel secoua la tête, faisant volé gracieusement ses lourdes boucles cuivrées.

-          Vous êtes incorrigible ! murmura-t-elle.

Andréa s’avança timidement.

-          Moi, à votre place,  cela me dérangerait d’être punis maintenant, chuchota-t-elle.

-          Pourquoi ?

-          Nos avons un nouveau porteur de clefs, répondit Andréa. Ce qui signifie que la porte est de nouveau ouverte, et que nous pourrons bientôt revenir chez nous !

Son regard se fit rêveur.

-          J’ai hâte de revoir ma mère et mon monde. Cela fait depuis si longtemps que nous sommes parties…

-          Moi aussi j’ai hâte de rentrer, souligna Muriel. Et serait dommage d’en être privé à cause d’une stupide bêtise de votre part !

-          Et bien soit, soupira Marina. Allez vous rendormir. Je vous rejoindrais d’ici quelques minutes.

Elle passa un doigt fin dans les mèches d’or, souriant d’un air paisible.

-          Je veux encore profiter des rayons de la lune, murmura-t-elle. Ils sont si différents de ceux que nous avons chez nous…

-          Très bien, fit froidement Muriel. Mais ne tardez pas. N’oubliez pas que depuis que la clef a changé de propriétaires, les guetteurs sont à sa recherche et il serait dommage qu’il vous découvre.

-          Que sont les guetteurs ? demanda Andréas.

-          Des monstres, répondit doucement Marina. Ils n’ont aucune pitié pour nous. Ils n’hésiteront pas à nous briser si l’on refuse de dévoiler qui est le nouveau porteur.

-          Nous briser ? répéta Andréas inquiète.

-          Dans ce monde, nous ne sommes qu’en porcelaine mon enfant, expliqua Muriel en lui saisissant doucement la main. Et être brisée, signifie être tuée…

Andréas frémit. Elle hocha la tête et annonça qu’elle allait se rendormir. Marina lui sourit une dernière fois et lui souhaita bonne nuit. Muriel accompagna la brunette, sans un regard pour elle. Néanmoins, elle lui rappela qu’une fois minuit passé, les guetteurs arriveraient dans la boutique.

Marina hocha la tête. Elle attendit quelques secondes, et puis soudain, elle sentit que ses deux amies s’étaient replonger dans le sommeil.

La poupée sourit. Elle se rassit au bord de l’étagère et contempla la pièce, un regard mélancolique. Son regard dériva du comptoir jusqu'à la robe de marquise de leur propriétaire.

Elle soupira. Ce qu’elle aimerait avoir une robe comme cela elle aussi. La sienne lui plaisait énormément, mais celle de Gwenaëlle, était un véritable trésor. Combien de fois rêvait-t-elle d’être une humaine elle aussi et de pouvoir l’enfiler, ne serait juste pour le plaisir de sentir les tissus sur sa peau, de sentir les volants s’envoler au rythme d’une valse au bras d’un homme qui vous regarderait avec tendresse ? 

A cette pensée, Marina sentis ses joues pâles s’enflammer. Puis elle secoua la tête, ses longs cheveux d’or ondulant gracieusement dans son dos. Non, jamais elle ne pourrait être une humaine. Elle était une poupée. Et une poupée reste une poupée.

Marina se redressa sur ses petites jambes, sans pour autant quitter la robe des yeux, quand soudain, une idée lui traversa la tête.

Mais oui ! Elle demandera à Gwenaëlle de lui faire une robe identique à la sienne !

Enthousiasmée par cette idée, la poupée remonta à sa place, en souriant jusqu’aux oreilles. Lorsqu’elle reprit sa place, elle se força néanmoins à retrouver son sourire malicieux, mais sans grand succès.

Puis l’instant d’après, elle ferma les yeux et reprit sa position habituelle. Son corps se raidit peu à peu et incapable de faire le moindre mouvement, replongeant dans un état de veille.

Ses yeux se rouvrir automatiquement. Mais cette fois ci aucune lueur de vie ne flottait un eux. C’était un regard vide et terne.

La pièce fut alors replonger dans le silence des plus totales, seulement briser par le tic tac régulier de la pendule en forme de pleine lune. Dehors, la vraie lune, elle, était à son apogée dans le ciel étoilé. Le monde semblait si paisible sous ses doux rayons d’argent.

Mais soudain, des nuages apparurent dans le ciel, et la température de l’air commença à baisser dangereusement...

A suivre

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29 août 2009

Information N°2

INFORMATION...

...Où l'art d'être informé...

Samedi 29 aout 2009

Hé, oui cela faisait un bail! Je reprends du service, ne serait-ce que pour poster un nouveau texte avant la rentrée. Bien loin de la fantasy, c'est plutot dans le genre science-fiction que se situe cette nouvelle.

Un peu courte, je le reconnais, mais pourvue de sensation fortes et d'adrenalines...

Je vous présente donc les aventures de Mahre, dans la nouvelle s'intitulant " Courir plus vite, pour aller toujours plus loin"

Voila, bonne lecture à tous...

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Courire plus vite pour aller toujours plus loin

"Courir plus vite pour aller toujours plus loin. Viser plus haut pour mieux réussir. Les progrès pour le progrès. Les échecs étaient à bannir…. "

Extrait du rapport n°17, projet Alpha.

(…) Mahre prit appuye sur sa main et d’un mouvement souple sauta par-dessus le mur. La chute ne fut pas longue, juste quelques secondes pour une hauteur de 2m50.

Elle atterrit aussi agilement qu’un chat sur ses deux jambes et reprit sa course. Derrière elle, ses poursuivants s’arrêtèrent en haut du mur, puis après quelques secondes d’hésitation, sautèrent également.

Il eut cette fois une cheville de foulée et un poigné de cassé qui se brisa dans un bruit sec et dans des gémissements de douleur, ce qui eut pour effet de faire apparaître un sourire sur le visage lisse et sans défaut de la sprinteuse, qui ne se retourna pas pour autant, continuant à courir à travers la ruelle.

Elle déboucha sur la rue principale, bousculant au passage un groupe de passants qui la dévisagèrent avec curiosité en voyant sa chevelure d’un bleu électrique et sa tenu vestimentaire qui ne se résumé qu’à un sweet à capuche beaucoup trop large pour elle qui lui descendait jusqu’aux genoux ainsi qu’un mini short que le sweet cachait aisément par sa longueur.

Pour le reste, elle était pieds nus, et ne semblait nullement souffrir du béton brulant que le soleil chauffait depuis toute la matinée, ni par la course effrénée qu’elle livrait depuis deja quelques minutes.

Dans un vague murmure d’excuse, elle reprit sa course, traversant la chaussée, tandis que ses poursuivants débouchèrent à leurs tour dans la rue.

-          Elle est là bas ! cria l’un d’eux en l’apercevant.

Mahre se tourna à demi, et dans un signe de provocation les incita à la suivre dans une nouvelle ruelle, sautant avec légèreté par dessus les poubelles débordante d’immondices. Mais arrivée au fond, elle s’arrêta brusquement.

Problème.

Levant les yeux, elle regarda un court instant la grille qui s’élevait à 4 mètre au dessus d’elle puis se retourna. Les hommes qui la suivait arrivèrent à ce moment là, et dans un soupir réjouit et satisfait, ils l’encerclèrent.

-          Finis de jouer Mahre, fit l’un d’eux en s’avançant. Rends nous le disque que tu as volé…

La jeune femme sourit d’un air narquois.

-          Quel disque ? demanda-t-elle. Celui là ?

Elle sortie un CD de l’une des poches de son sweet et le brandit vers son interlocuteur. Celui-ci hocha la tête, tendant à son tour la main pour s’en saisir

-          Rends le moi, et il ne te sera fait aucun mal.

-          Hors de question ! répliqua la jeune femme en rangeant vivement le cd dans sa poche. Ce CD m’appartient !

-          Mais les informations qui y sont dessus, sont de notre propriété ! siffla l’homme. Et il serait fâcheux pour toi, que nous te les reprenions de forces.

Mahre éclata de rire.

-          Que de menaces pour un simple CD, fit-elle en reculant contre la grille. Ton boss a quelques choses à se reprocher pour vouloir le récupérer avec autant d’insistance ?

-          Mêle-toi de ce qui te regarde…

-          Justement, sourit la jeune femme en hochant la tête. Ça me regarde…

L’homme regarda ses acolytes et soupira.

-          Alors nous n’avons pas le choix, fit-il en sortant un revolver de l’intérieur de sa veste.

Mahre fléchit soudainement les genoux, comme s’apprêtant à bondir, tandis que les autres dégainèrent également leurs revolvers.

-          Au fait, annonça-t-elle en le regardant droit dans les yeux. Ton patron ne te l’as peut être pas dit, mais ce n’est pas avec ton jouet que tu vas reprendre ce CD..

-          Ça, c’est ce qu’on verra ! fit-il en souriant d’un air méchant. Feu !

Les détonations retentirent et, comme au ralentit, Mahre vit les balles partir et fondre vers elle. L’expression des tireurs était concentrée, ne se doutant nullement de ce qui était entrain de se passer sous leurs yeux.

Alors, avec une lenteur qui paru démesuré dans cet espace temps qui venait soudainement de ralentir, Mahre se pencha en arrière et attrapa le bas du grillage et se souleva.

Comme en apesanteur, ses pieds décolèrent du sol, et évitant les balles qui reprirent leurs vitesses normal, elle se retrouva projetée quelques mètres en hauteur, pour finir en équilibre sur le grillage.

Les hommes poussèrent des cris de surprise, en voyant que leur cible avait bougé et la jeune femme sourit d’un air satisfait.

-          Je te l’ai dit, ria-t-elle. Ton joujou ne servira à rien !

Comme pour prouver ses dires, la jeune femme se mit à courir sur le grillage, bondit contre un mur et se propulsa dans les airs.

Elle retomba sur l’un des hommes, qui sous le choc s’effondra au sol inconscient. Ses compères, effrayés se mirent à tirer sur elle, mais elle évita les balles, bondissant par-dessus et frappant avec violence les tireurs dans un enchainement synchronisé et rapide, ne ressemblant plus qu’à une vague silhouette déchainée.

Après avoir mit le dernier homme à terre, Mahre se redressa lentement, et se tourna vers le chef de la bande qui s’était recroquevillé sur lui-même après avoir vu tous ses acolytes se faire battre.

     -   Alors ? fit-t-elle moqueuse en s’avançant vers lui. Tu le veux toujours ton cd ?

Il la regarda, complètement terrifié et brandit son revolver dans sa direction.

-          Ne…ne t’approche pas ! jappa-t-il. Où je te tire entre les deux yeux !!!

Elle secoua la tête.

-          Ne craint rien, fit-elle en avançant d’un pas. Je ne te….

Le coup partit.

Mahre pivota sur le coté pour éviter le tir, mais elle sentit néanmoins la balle lui entailler la joue. Il eut un impact dans le mur derrière elle, et comprenant qu’il avait raté sa cible, l’homme blêmit et recula.

Mais la jeune femme ne lui en laissa pas le temps. D’un coup de pied latéral, elle frappa sa main et envoya valser le revolver au loin puis, le frappa brusquement dans le ventre d’un coup de genoux. L’homme s’écrasa violement contre le grillage dans un gémissement de peur et de douleur. Voyant qu’elle s’approchait, il se tassa sur lui-même dans un glapissement de terreur et hurla d’un air désespéré :

-          Ne…ne me touche pas ! Pitié ! Ne me fais pas de mal ! Je ferais tout ce que tu voudras ! je t’en supplie !

Mahre s’arrêta et le considéra froidement.

-          OK, concéda-t-elle. Je ne te ferais plus rien, mais il faut dire que tu m’y as un peu obligé en me tirant dessus….

Il eut un silence, puis elle tendit une main vers lui pour l’aider à se remettre sur pieds mais il recula brusquement de quelques centimètres, le visage blême. La jeune femme soupira, laissant retomber sa main dans le vide.

-          Comme tu veux…

Elle sortit un cd de sa poche et le déposa a à ses pieds. Il y jeta à peine un coup d’œil, enfonçant sa tête au creux de ses bras et commençant à sangloter nerveusement.

-          Ce n'est pas celui que tu veux, annonça Mahre. Mais je suis sure que ça interressera ton patron. Et tu lui dira, lorsque tu le verra, de mieux garder ses affaires...et de surtout de ne pas se mêler de celles des autres, compris?

Il hocha la tête.

-          Bon, ce n’est pas que je me suis pas bien amusée, soupira la jeune femme, mais il faut que je rentre chez moi.

Elle se retourna et s’avança vers le grillage. Lorsqu’elle s’apprêta à grimper, il lui demanda d’une voix étouffée.

-          Mahre…qu’est ce que tu es ?

Elle tourna la tête vers lui et dans un sourire glacial répondit :

-          Demande à ton patron, il t’expliquera…

à suivre...

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